(BFM Bourse) - L'indice parisien clôture en baisse la séance de vendredi 17 juillet, miné par la défiance des investisseurs pour les valeurs liées à l'intelligence artificielle et des semi-conducteurs, et les attaques au Moyen-Orient.
Fin de semaine en baisse à la Bourse de Paris. Son indice phare, le CAC 40 recule de 0,47% à 8.338,81 points à la clôture de ce vendredi 17 juillet. Le baromètre de la place parisienne est stable en rythme hebdomadaire.
Le marché parisien a pâti des doutes des investisseurs sur les valeurs liées à l'intelligence artificielle, mouvement ayant débuté jeudi.
Les valeurs IA en souffrance
Deutsche Bank ne voit pas de déclencheur unique à ce mouvement de baisse sur les semi-conducteurs et l'IA. La banque allemande remarque toutefois que le fondeur de puces TSMC souffre, perdant 7,3% à Taipei ce vendredi, après avoir déclaré la veille que ses dépenses d'investissements (capex) serait plus élevée qu'attendu.
Ce mouvement de défiance a d'ailleurs coûté (provisoirement) à Nvidia, sa place de premier groupe en Bourse au monde à Apple, qu'il occupait depuis plus d'un an. Nvidia a repris sa place de numéro un, affichant à la clôture du marché parisien une capitalisation de 4.959 milliards de dollars, contre 4.853 milliards de dollars pour la marque à la pomme;
À Paris les groupes de semi-conducteurs STMicroelectronics et Soitec ont reculé respectivement 3,9% et 3,15% et tandis que Legrand (-1,7%) et Schneider Electric (-0,7%), également exposés à l'IA via leurs produits pour les centres de données, terminent la séance en baisse.
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Le conflit au Moyen-Orient en toile de fond
Le marché parisien a aussi continué de pâtir d'un manque d'appétit par le risque, plombé par les attaques au Moyen-Orient. Un navire a été touché par un "projectile non identifié" au large d'Oman, tandis que le Koweït a annoncé qu'une de ses centrales électriques avait été touchée par une attaque iranienne.
Deutsche Bank cite par ailleurs des informations de Reuters rapportant que Téhéran avait demandé à ses alliés Houthis au Yémen d'être prêt à fermer la route en mer Rouge si les États-Unis venaient à attaquer le réseau électrique iranien.
Dans ce contexte, les valeurs défensives, comme Orange (+2,3%), ou Engie (+0,8%), se sont distinguées.
Dassault Systèmes a perdu 2,1% alors que le Financial Times rapporte que la société discute pour racheter le spécialiste des logiciels d'essais cliniques Arisglobal pour 2 milliards de dollars.
Du côté des petites et moyennes capitalisations, Lumibird a gagné 6% après avoir annoncé la vente de sa division médicale à IPG Photonics Corporation.
Roctool a flambé de 26,4% au lendemain de l'annonce d'une forte hausse de son chiffre d'affaires semestriel, à la faveur d'une commande stratégique dans le secteur de l'aéronautique et la défense.
Sur les changes, l'euro est stable (-0,04%) face au dollar à 1,1441 dollar. Le pétrole avance. Le contrat de septembre sur le Brent de mer du Nord prend 2,9% à 86,68 dollars le baril tandis que celui de même échéance sur le WTI coté à New York bondit de 3,1% à 81,41 dollars le baril.
